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IMG_9175F Meindert Hobbema. 1638-1709. Amsterdam. The Avenue of Middelharnis. L’avenue de Middelharnis. 1689. Londres. National Gallery.
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Image by jean louis mazieres
Meindert Hobbema. 1638-1709. Amsterdam. The Avenue of Middelharnis. L’avenue de Middelharnis. 1689. Londres. National Gallery.

RENAISSANCE ET REFORME

La peinture est toujours le reflet des idéologies qui gouvernent une société.
La "Renaissance" n’a jamais été une renaissance technique, économique ou politique de l’Europe. Cette renaissance s’est déroulée au 11è siècle, pas au 15è ou 16è. Il n’y a pas eu non plus de renaissance de l’art européen au 15è ou au 16è siècle. Car l’architecture de Brunelleschi ou d’Alberti n’est pas supérieure, techniquement, à l’architecture gothique. Et la peinture de Raphael n’est pas plus belle que celle de Giotto ou de Van Eyck. Elle est seulement plus réaliste. Et cette évolution vers plus de réalisme est progressive, et commence dès le début du 14è siècle.
Par contre à la fin du 15è siècle et au 16è siècle, en Italie, il s’est produit un changement idéologique important : le recul du catholicisme en tant qu’idéologie unique, absolument dominante en Europe. Et l’apparition, au sein de l’élite européenne, pas dans le peuple, d’une nouvelle idéologie concurrente : l’Humanisme. L’humanisme est un courant culturel européen, renouant avec la civilisation gréco-romaine, trouvant ses origines en Italie, principalement autour de la Toscane, qui s’est développé aux 15è et 16è siècles.
Aux 15è et 16è siècles l’art européen ne met pas en place soudainement de nouvelles techniques, plus perfectionnées, plus élaborées, plus savantes que celles précédentes (gothiques).
Par contre, c’est dans l’espace de quelques dizaines d’années, autour de 1450-1500 que l’Art européen s’inspire de nouveaux thèmes, empruntés à la mythologie, à la philosophie, à la morale et à l’histoire gréco-romaine. Nouveaux thèmes qui ne remplacent pas les anciens empruntés au christianisme, mais s’ajoutent à eux.
L’Art européen développe alors une culture et une esthétique inspirées de l’Antiquité qui entre en concurrence avec la religion catholique.

Une évolution semblable se déroule en Europe, à la fin du 16è siècle et au début du 17è siècle : la Réforme. La Réforme n’est d’ailleurs qu’une suite idéologique de la Renaissance, qui affecte un plus grand nombre de personnes en Europe. Les élites concernées ne sont plus seulement quelques princes, mais aussi des cercles grands bourgeois.
La Réforme comme la Renaissance est essentiellement un mouvement idéologique. Ce changement idéologique est inspiré par une toute petite élite, qui a ensuite imposé aux peuples qu’elle gouvernaient, ses croyances. C’est le principe bien connu : "Tel prince, telle religion". Que le prince soit, parfois, un groupe de bourgeois, comme à Genève ou aux Pays Bas, ne change rien à l’affaire.
En art le changement est considérable. Il se manifeste tout particulièrement aux Pays Bas du Nord: la quasi disparition des thèmes religieux en peinture. C’est la naissance d’une peinture matérialiste, dont les thèmes, presque uniques, sont : le paysage, les moeurs, la nature morte, le portrait.
Des peintres comme Aertsen et Beuckelaer vivent à une époque de transition : leurs tableaux contiennent encore des allusions à la religion, mais reléguées au fond du tableau.
Et bientôt, hormis quelques exceptions comme Rembrandt, la peinture du siècle d’Or néerlandais sera totalement profane. Les Vierges disparaissent et les Usuriers apparaissent.

RENAISSANCE AND REFORM

Painting is always a reflection of the ideologies that govern a society.
The "Renaissance" has never been a renaissance technical, economic, or political of Europe. This revival took place in the 11th century, not in the 15th or 16th. There’s been no revival of European art in the 15th or 16th century. Because the architecture of Brunelleschi and Alberti is not superior, technically, compared with Gothic architecture. And painting of Raphael is not more beautiful than the painting of Giotto, or "primitive" Jan van Eyck. It is just more realistic. And this evolution towards more realism is gradual, and starts from the beginning of the 14th century.
By cons, in the late 15th century and the 16th century, in Italy, an major ideological shift has occured: the decline of Catholicism as the sole ideology, absolutely dominant in Europe. And the appearance in Europe’s elite, not among the people, of a new rival ideology: Humanism. Humanism is a European cultural movement, reconnecting with the Greco-Roman civilization, finding its origins in Italy, mainly around Tuscany, which developed in the 15th and 16th centuries.
In the 15th and 16th centuries, European art does not suddenly in place new techniques. More advanced, more sophisticated, more knowledgeable than previous (Gothic).
By cons, it is in the space of a few decades, around 1450-1500, that the European Art draws new themes, borrowed from mythology, philosophy, morality and the Greco-Roman history. New themes that do not replace the olds, borrowed from Christianity, but in addition to them.
The European Art then develops a culture and an aesthetic inspired by antiquity, which competes with the Catholic religion.

A similar development is taking place in Europe in the late 16th century and early 17th century: the Reformation. The Reform is also an ideological suite of the Renaissance, which affects more people in Europe. The concerned elites, are not just princes, but also circles of upper middle class.
Reform, as the Renaissance, is essentially an ideological movement. This ideological shift is inspired by a tiny elite, who then imposed his beliefs on peoples. This is the well-known principle: "That prince, such a religion." The prince is sometimes a bourgeois party, as in Geneva or the Netherlands.
In art the change is significant. He is particularly evident in the Netherlands North: the virtual disappearance of religious themes in painting. This is the birth of a materialistic painting, whose themes, almost unique, are: The landscape, the manners (mores), the still life, portrait.
Painters like Aertsen and Beuckelaer live in a time of transition: their tables still contain references to religion, but relegated to the bottom of the table.
And soon, with some exceptions like Rembrandt, the painting of the Dutch Golden Century will be totally secular. The Virgin disappeared, and the Loan sharks (usurers) appear (Reymerswaele)

IMG_9103B Jacob van Ruisdael. 1628-1682. Haarlem et Amsterdam. La côte à Egmont. The Shore at Egmont aan Zee. vers 1675. Londres. National Gallery.
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Image by jean louis mazieres
Jacob van Ruisdael. 1628-1682. Haarlem et Amsterdam. La côte à Egmont. The Shore at Egmont aan Zee. vers 1675. Londres. National Gallery.

RENAISSANCE ET REFORME

La peinture est toujours le reflet des idéologies qui gouvernent une société.
La "Renaissance" n’a jamais été une renaissance technique, économique ou politique de l’Europe. Cette renaissance s’est déroulée au 11è siècle, pas au 15è ou 16è. Il n’y a pas eu non plus de renaissance de l’art européen au 15è ou au 16è siècle. Car l’architecture de Brunelleschi ou d’Alberti n’est pas supérieure, techniquement, à l’architecture gothique. Et la peinture de Raphael n’est pas plus belle que celle de Giotto ou de Van Eyck. Elle est seulement plus réaliste. Et cette évolution vers plus de réalisme est progressive, et commence dès le début du 14è siècle.
Par contre à la fin du 15è siècle et au 16è siècle, en Italie, il s’est produit un changement idéologique important : le recul du catholicisme en tant qu’idéologie unique, absolument dominante en Europe. Et l’apparition, au sein de l’élite européenne, pas dans le peuple, d’une nouvelle idéologie concurrente : l’Humanisme. L’humanisme est un courant culturel européen, renouant avec la civilisation gréco-romaine, trouvant ses origines en Italie, principalement autour de la Toscane, qui s’est développé aux 15è et 16è siècles.
Aux 15è et 16è siècles l’art européen ne met pas en place soudainement de nouvelles techniques, plus perfectionnées, plus élaborées, plus savantes que celles précédentes (gothiques).
Par contre, c’est dans l’espace de quelques dizaines d’années, autour de 1450-1500 que l’Art européen s’inspire de nouveaux thèmes, empruntés à la mythologie, à la philosophie, à la morale et à l’histoire gréco-romaine. Nouveaux thèmes qui ne remplacent pas les anciens empruntés au christianisme, mais s’ajoutent à eux.
L’Art européen développe alors une culture et une esthétique inspirées de l’Antiquité qui entre en concurrence avec la religion catholique.

Une évolution semblable se déroule en Europe, à la fin du 16è siècle et au début du 17è siècle : la Réforme. La Réforme n’est d’ailleurs qu’une suite idéologique de la Renaissance, qui affecte un plus grand nombre de personnes en Europe. Les élites concernées ne sont plus seulement quelques princes, mais aussi des cercles grands bourgeois.
La Réforme comme la Renaissance est essentiellement un mouvement idéologique. Ce changement idéologique est inspiré par une toute petite élite, qui a ensuite imposé aux peuples qu’elle gouvernaient, ses croyances. C’est le principe bien connu : "Tel prince, telle religion". Que le prince soit, parfois, un groupe de bourgeois, comme à Genève ou aux Pays Bas, ne change rien à l’affaire.
En art le changement est considérable. Il se manifeste tout particulièrement aux Pays Bas du Nord: la quasi disparition des thèmes religieux en peinture. C’est la naissance d’une peinture matérialiste, dont les thèmes, presque uniques, sont : le paysage, les moeurs, la nature morte, le portrait.
Des peintres comme Aertsen et Beuckelaer vivent à une époque de transition : leurs tableaux contiennent encore des allusions à la religion, mais reléguées au fond du tableau.
Et bientôt, hormis quelques exceptions comme Rembrandt, la peinture du siècle d’Or néerlandais sera totalement profane. Les Vierges disparaissent et les Usuriers apparaissent.

RENAISSANCE AND REFORM

Painting is always a reflection of the ideologies that govern a society.
The "Renaissance" has never been a renaissance technical, economic, or political of Europe. This revival took place in the 11th century, not in the 15th or 16th. There’s been no revival of European art in the 15th or 16th century. Because the architecture of Brunelleschi and Alberti is not superior, technically, compared with Gothic architecture. And painting of Raphael is not more beautiful than the painting of Giotto, or "primitive" Jan van Eyck. It is just more realistic. And this evolution towards more realism is gradual, and starts from the beginning of the 14th century.
By cons, in the late 15th century and the 16th century, in Italy, an major ideological shift has occured: the decline of Catholicism as the sole ideology, absolutely dominant in Europe. And the appearance in Europe’s elite, not among the people, of a new rival ideology: Humanism. Humanism is a European cultural movement, reconnecting with the Greco-Roman civilization, finding its origins in Italy, mainly around Tuscany, which developed in the 15th and 16th centuries.
In the 15th and 16th centuries, European art does not suddenly in place new techniques. More advanced, more sophisticated, more knowledgeable than previous (Gothic).
By cons, it is in the space of a few decades, around 1450-1500, that the European Art draws new themes, borrowed from mythology, philosophy, morality and the Greco-Roman history. New themes that do not replace the olds, borrowed from Christianity, but in addition to them.
The European Art then develops a culture and an aesthetic inspired by antiquity, which competes with the Catholic religion.

A similar development is taking place in Europe in the late 16th century and early 17th century: the Reformation. The Reform is also an ideological suite of the Renaissance, which affects more people in Europe. The concerned elites, are not just princes, but also circles of upper middle class.
Reform, as the Renaissance, is essentially an ideological movement. This ideological shift is inspired by a tiny elite, who then imposed his beliefs on peoples. This is the well-known principle: "That prince, such a religion." The prince is sometimes a bourgeois party, as in Geneva or the Netherlands.
In art the change is significant. He is particularly evident in the Netherlands North: the virtual disappearance of religious themes in painting. This is the birth of a materialistic painting, whose themes, almost unique, are: The landscape, the manners (mores), the still life, portrait.
Painters like Aertsen and Beuckelaer live in a time of transition: their tables still contain references to religion, but relegated to the bottom of the table.
And soon, with some exceptions like Rembrandt, the painting of the Dutch Golden Century will be totally secular. The Virgin disappeared, and the Loan sharks (usurers) appear (Reymerswaele)